Le déroulement d'un atelier clinique

 

La démarche :

 

1/ Réunir les conditions qui permettent l'instauration d'un inconscient groupal entre les participants

- la régularité de l'atelier clinique, 

- l'instauration d'un climat de confiance grâce à l'écoute bienveillante, la cordialité, la réceptivité, et la communication non-violente.


Ces conditions ont pour visée la création d'une chaîne associative groupale que nous recherchons.

 


2/ Au cours d'une session : 

 

- Ecouter la présentation de l'autre, c'est-à-dire le matériel conscient et inconscient qu'il amène.

-Laisser advenir ce que ce matériel induit en moi, sensations, émotions, associations, pensées,etc.

- Puis exprimer aux autres ce qui m'est ainsi venu. 

Lors de mon propre tour de présentation : 

- Donner aux autres ce que j'ai préparé ou ce qui émerge d’un travail préparé en amont au sujet du suivi d'un patient, 

- puis recevoir de chacun des autres l'écho que cela a suscité en lui. Cet écho, forcément décalé de ma propre perception, ne va pas manquer d'entraîner pour moi une nouvelle donne dans l'écoute de ce patient.

 

3/ Les modalités pratiques de l'atelier clinique :

 

- L'atelier est constitué de 3 à 5 participants.

- La rencontre commence par le choix d'un animateur, d'un maître du temps et d'un scrutateur d’ambiance ; elle se déroule en trois étapes

 

1°) Chacun des membres de l’atelier procède à tour de rôle à deux prises de paroles en quelques minutes, l'animateur passant en dernier.

La première pour énoncer ce qu’est devenue la relation avec son patient dont il a parlé lors de la dernière rencontre. Pour énoncer en quoi l’écoute par les collègues ont favorisé l’écoute du dialogue interne avec l’inconscient du thérapeute et celui avec l’inconscient du patient.

La deuxième pour annoncer la situation d'un patient qu'il va présenter et en exprimer ses questionnements et sa sollicitation d’écoute.

 

2°) Chacun des membres de l’atelier expose dans le temps limité d'une dizaine de minutes la situation et sa relation au patient qu’il a préparées. Les autres écoutent son exposé, le vécu qu'il en a, son ambiance, sa forme, son expression. Il a été en effet remarqué que la façon d’énoncer était plus en rapport à la situation clinique, au transfert contre transfert, qu’en rapport à la capacité discursive du thérapeute.

Dès qu'il a terminé son exposé, les autres membres prennent la parole à tour de rôle pour témoigner de son écoute en formulant son ressenti, ses perceptions, sa compréhension, son intuition etc...bref, ce qu’il a privilégié dans son écoute. Tout cela dans le respect de la relation thérapeutique dont seul le thérapeute est éthiquement responsable.

La personne qui a exposé écoute ces retours en se contraignant à rester silencieuse. Elle ne répond donc pas à d'éventuelles questions ou d'éventuelles demandes de précision, et elle ne donne donc aucune explication et aucune justification.

 

Lorsque ce retour est terminé c’est au membre suivant d’exposer et ainsi à tour de rôle, l'animateur passant en dernier. 

 

Ne pas oublier les pauses c’est un aspect de la fonction d’animateur d’en sentir la nécessité et de la proposer.

 

3°) L’animateur donne successivement la parole aux membres du groupe pour d’une part énoncer l’évaluation de chacun sur le déroulement de la réunion de l’atelier, mais aussi pour formuler les aspects théoriques qui ont retenu son attention et qu’il souhaiterait développer, ou voir développer dans un autre temps que celui de l’atelier.

L’animateur fait part aux participants de l’atelier des processus de groupe qu’il a pu observer pendant l’exercice de sa fonction

 

Le Scrutateur d’ambiance exprime ce qu’il a ressenti de celle-ci pendant tout le déroulé de la réunion.

 

Les ateliers cliniques actuels

 

Des ateliers cliniques existent actuellement à DIJON, GRENOBLE, LYON et PARIS.