Ethique

Transfert et éthique, restriction éthique, exercices d'éthique

L’exigence éthique est une position que nous prenons pour essayer de faire avancer les solutions aux questions éthiques qui se posent dans le monde psychanalytique et psychothérapeutique.

 

Transfert et éthique

 

Le travail psychanalytique et psychothérapeutique, dans la relation avec l’inconscient, constitue le socle du projet du Collège de Psychologie Analytique.

 

Cela entraîne des conséquences en termes clinique, théorique, éthique également, qui sont liées essentiellement à l’existence du transfert, phénomène reconnu et conceptualisé, depuis plus d’un siècle maintenant, par les pionniers de l’approche psychanalytique puis leurs successeurs. 

 

Si le transfert apparait inhérent à toute relation thérapeutique, seule l’approche psychanalytique le prend en compte comme moteur même de l’analyse ou de la thérapie. En tant que psychanalystes et psychothérapeutes, nous oeuvrons tant avec les patients qu’avec les supervisés dans un cadre analytique et son dispositif associé, donnant les conditions d’une situation relationnelle dyssymétrique qui ne peut pas se vivre en parité sur le plan fantasmatique du fait de l'apparition puis de l'installation du transfert.

Nous travaillons toujours dans, avec et sur le transfert, en tant que manifestation projective inconsciente.

 

Le recul de plus d’un siècle sur la vie des institutions psychanalytiques - sociétés/associations, instituts - et nos propres expériences dans ces institutions nous obligent à tenir pour valable l’hypothèse que le transfert ne s’arrête pas, tout simplement, à la fin du travail analytique mais qu'il se poursuit, de manière variée selon les parcours.

 

Restriction éthique

 

D’où découle naturellement pour les membres du Collège de Psychologie Analytique la pertinence d’une restriction éthique que nous nous imposons, correspondant à une castration narcissique pour l’analyste qui renonce à utiliser ses analysants ou ses supervisés pour satisfaire ses propres besoins narcissiques. 

 

Ainsi, il ne peut y avoir de co-présence, dans un groupe de travail clinique :

- d’un analyste et son analysant, actuel ou passé, 

- d’un superviseur et son supervisé actuel.



 

Cette restriction nous garantit autant que faire se peut contre la continuation d’une relation transférentielle non terminée dont nous pouvons connaître les effets délétères voire  dévastateurs, soit personnellement soit au travers de la littérature psychanalytique disponible.

Lors des réunions de l’association, où se traite la dimension formelle de la vie associative, cette restriction ne s’applique pas.  

 

Exercices d’éthique

 

L’éthique des vertus nous a inspiré la pratique régulière d’exercices d’éthique, précisément lors de chaque séminaire regroupant l’ensemble des membres. Nous y travaillons une situation clinique donnée, posant une question éthique aigüe, notamment avec la méthode des groupes cumulés.